Quelques bonnes tables italiennes de Bruxelles


Posted in Vie du blog by Yann Lebout - jan 23, 2010

Etre fils d’une mère italienne est autant une bénédiction qu’une malédiction. Parce que si on apprend à cuisiner correctement ses pâtes sèches pour qu’elles ne soient ni trop gluante, ni trop dure (uniquement possible avec quelques marques, hélas), on devient aussi fort exigeant quand à la cuisine typique de la botte. Ca fait donc maintenant quelques années que j’ai pu tester de nombreux établissements bruxellois de cuisine italienne, et je vous livre ici quelques commentaires sur certaines adresses déjà célèbres pour les bruxellois.

1. Le Divino

On commence très fort, avec cette adresse que tout le monde doit tester si ce n’est déjà fait… Le Divino est situé en plein centre de Bruxelles, à deux pas de la Place Saint-Géry et de ses cafés branchés (un peu moins qu’avant d’ailleurs). Le lieu a donc à raison cherché à attirer cette clientèle avec une décoration et une image assez léchée et moderne, loin de kitsch de la Tratoria traditionelle. Heureusement, avec la hype n’est pas venue la déconvenue culinaire : on y mange très bien. Les plats de pâtes comme les pizzas, mais également les entrées (excellente bruschetta), sont de très bonne qualité, relativement originaux. La pizza est servies avec des oignons rouges, les pates sont cuites assez bien et les sauces sont travaillées. Il faut particulièrement noter les deux sélections de vin (du mois et du patron) qui m’ont surprises par leur qualité tout en gardant un prix très doux. Si vous passez sur l’heure de midi, le lunch est à 12 euros, plat et boisson au choix. Au soir, il vous en coutera un peu plus cher, mais c’est loin d’être exagéré vu la qualité des plats. Seul bémol du lieu, à part sa grande fréquentation qui vous imposera peut-être la réservation le week-end, la salle qui s’avère être très bruyante et assez encombrée. Dommage, cela gâche une partie du plaisir de cette adresse qu’il faut de toute façon retenir.

http://www.restodivino.be

2. Il Rugantino

Ici encore, il s’agit d’une adresse au centre de Bruxelles, sur le boulevard Anspach, entre la Bourse et Anneesens. Son nom a commencé à circuler depuis quelques mois comme une adresse à tester pour la qualité de sa cuisine, même si on m’avait prévenu de la rudesse du service et du décor. C’est le moins que l’on puisse dire ! Tant les serveurs que la salle donne une impression bien grise du lieu. La salle est immense, assez mal éclairée, et son kitsch n’y fait même pas sourire. Les serveurs, clairement italiens, donnent l’impression qu’on les dérange, et même si les italiens sont sans doute habitués à ce traitement, il faut quand même bien admettre qu’à ce niveau, ça devient réellement dérangeant. Si seulement cela pouvait être compensé par l’assiette… Hélas, le test de la pizza Calzone a été bien décevant. Si le cuisinier n’est pas chiche sur la quantité, il ne semblait pas avoir eu la patience de répartir les ingrédients sur l’ensemble de la pizza. Je me suis donc retrouvé avec des coins noyés sous des champignons de paris fort insipides, d’autres sous du jambon tomaté mal assaisonné. La pizza de la personne qui m’accompagnait avait l’air plutôt dégarnie tandis que le vin du patron était quelconque. Bref, une adresse qui m’avait été chaleureusement recommandée et qui m’a d’autant plus déçue.

Il Rugantino sur Google Maps

3. La Delizia

Il y a par contre certaines adresses dont on attend absolument rien, mais qui s’avère être des découvertes excellentes. C’est la cas de ce restaurant dans la plus pure tradition italienne situé place Saint-Josse. Bon, nous n’avons pas testé toute la carte, loin de là, et je n’ai même pas bu de vin, mais j’ai mangé à cette endroit la meilleure calzone qu’il m’avait été donné de goûter depuis fort longtemps. Les prix sont d’ailleurs assez élevés pour le quartier, le décors est franchement kitsch, le service est donné par des italiens assez froids sans être désagréables, mais si l’ensemble de la carte est à l’image du plat que j’y ai goûté, je risque d’y retourner asseez souvent.

La Delizia sur Google Maps

4. Rino son resto

Le quartier étudiant du cimetière d’Ixelles est un endroit finalement assez peu propice pour une pizzeria de qualité, vu la demande de prix plancher, et que plus plancher que la pizza surgelée, c’est pas possible pour un resto. C’est pour cela que les formules « plats de pâtes » ont beaucoup plus la côte (beh oui, on peut es proposer vraiment pas chers, et ça demande quand même plus de préparation pour l’étudiant chez lui que la pizza surgelée). Le seul italien réputé de qualité du coin est le sono di italia qui est dans des gammes de prix assez élevée (et que je n’ai donc jamais testé). Reste que cela fait maintenant 6 mois qu’un transfuge de cette adresse a décidé d’ouvrir son propre établissement quasiment sur le rond-point du cimetière. Même optique assez haut de gamme, mais un décor beaucoup plus moderne (cuisine à l’avant du restaurant) dans les tons rouge et noir. Classe, quoi. Je dois bien avouer que cette jolie présentation m’a fait l’effet d’une coquille vide. Premier regret, la lenteur du service… Nous avons mis sans doute une heure et demi pour manger notre plat de pâtes. Peut-être sommes nous tombé un mauvais jour, mais il faut bien admettre qu’avec cette longue attente, on espère être récompensé. Et si le plat était de qualité supérieure, je dirais, il était bien trop peu copieux, encore plus quand l’attente est fort longue pour l’obtenir. Bref, si vous avez le temps de prendre un service complet et que le problème de vitesse du service est réglé depuis, cette adresse pourrait être assez agréable grâce à un cadre réussi et une cuisine qui m’a laissé un bon souvenir de bouche. Sinon, passez votre chemin, car ce restaurant est peut-être un peu trop ambitieux et en décalage avec la population du quartier.

http://www.rino-son-resto.be/

5. Mano à Mano

On va terminer avec un classique de Bruxelles. Le Mano à Mano, situé rue Saint-Boniface (entre le belgo-belge et l’ultime atome), est une véritable cantine italienne. Venez tôt, car c’est vite rempli et les tables sont finalement assez peu nombreuse. Pas grand chose à dire sur cette adresse, finalement peu révolutionnaire, mais tellement simple et efficace ! Les pizzas, les plats de pates ou les viandes sont toutes des préparations très connues, mais réalisée de façon très correcte, à des prix abordable. C’est surtout l’ambiance très décontractée qu’on apprécie dans ce lieu qui est un véritable restaurant bruxellois de cuisine italienne.

Mano à Mano sur Google Maps

Il en reste beaucoup que je n’ai pas cité, n’hésitez pas à me signaler une adresse immanquable que j’aurais omise de citer (il y en a beaucoup, j’en suis sûr) !

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Vive la politique de transport bruxelloise


Posted in politique by Yann Lebout - mai 17, 2009

De ces temps-ci, je suis révolté. Je sais, c’est stupide, ça ne sert à rien, ça n’apporte pas de solutions à quoi que ce soit. Mais il n’empêche que je ne peux m’empêcher de m’énerver quand on parle des transports en commun à Bruxelles, que ce soit la STIB ou Villo.

Villo, magnifique contraction de ville et vélo (tiens, les considérations linguistiques n’ont pas joué ici, parce que pour le coup, ça fait vraiment très francophone. Enfin, on s’en fout, c’est un détail). Un nouveau projet pour promouvoir le déplacement en vélo dans la ville en remplacement de Cyclocity qui avait franchement foiré à Bruxelles. Apparemment, les autorités publiques n’ont pas compris pourquoi. Ils n’ont pas compris que Cyclocity ne servait à rien, et que Villo non plus. Parce que le réseau Cyclocity comme celi de Villo est entièrement ou presque à l’intérieur du centre de Bruxelles, qui est petit et accessible à pied. Qui travaille et vit dans le centre de Bruxelles ? Et surtout, dans ce cas-là, qui va se faire chier à prendre voiture ou vélo pour se déplacer alors qu’il peut tout faire à pied.

Soyons honnête, il y a quelques stations hors de la petite ceintures : quelques unes pour les fonctionnaires européens, une à la gare du Nord et trois quatre à Anderlecht près de la gare du Midi. Par contre, pas une seule station à Ixelles, où les nombreux étudiants seraient, j’en suis sur, tout à fait motivé par le fait de prendre le vélo pour aller au centre, plutôt que le 71 toujours bondé et ralentit par la circulation. Et surtout, rien dans les communes plus éloignées du centre, celles-là même où les gens prennent leur voiture pour se rendre dans l’intra-muros, à cause de la pauvreté des transports en communs. Rien à Uccle ou Forest, sans parler des Woluwé, Watermael, Jette et Ganshoren, ni au nord de Schaerbeek.

Du coup, je ne vois vraiment pas qui utiliserait ces vélos et pour aller où ? Du centre au centre ? Autant le faire à pied, c’est agréable et moins dangereux vu l’absence d’aménagement des voies cyclables. Et surtout, pourquoi payer pour un service qui n’apporte rien du tout. Soyons honnête, les prix sont raisonnables, si le service me permettait d’aller de chez moi au centre, aussi vite, si pas plus vite, qu’en utilisant le bus. Mais si c’est pour aller de la Bourse à De Brouckère, franchement, je ne vois pas l’intérêt !

Mais alors, le comble du summum, c’est le manque total d’intégration de ce service dans les transports en commun de la ville. Pourquoi ne pas avoir intégré ces abonnements dans la magnifique carte Mobib qu’on nous vend à coup de pubs sans véritablement rassurer sur la confidentialité des données qu’elle contient, et encore moins sur son utilité. Un jour, cela servira peut-être de titre de transport unique. Mais pas pour le vélo apparemment, puisqu’il faut prendre une autre carte d’abonnement si on souhaite utiliser le service à l’année. Pas non plus de possibilité de prendre l’abonnement STIB + Villo, avec une réduction pour encourager les usagers réguliers de la STIB à utiliser les vélos de la ville.

La STIB, parlons-en aussi, et son nouveau Métro. On a pu croire à une époque avec la campagne de pub massive qu’on allait réellement voir une révolution du transport à Bruxelles. On avait du mal à y croire, vu le peu de changement sur les cartes. Et en réalité, évolution, il y a eu. Des évolutions dans les retards et des trous dans la régularité des navettes. Il n’est pas rare de devoir attendre 15 minutes pour prendre une rame bondée que vous preniez déjà avant, sauf qu’elle était à l’heure. De plus, cela fait maintenant deux mois que le service est en route et la STIB semble toujours incapable de régler les problème d’affichage du temps d’attente, alors même que cet affichage fonctionnait parfaitement bien avant le Nouveau Métro. J’ai réellement constaté une dégradation énorme du service métro de la STIB, et il est clair que cela n’est plus lié à un lancement et qu’il faudra s’habituer à ces problèmes de façon récurrente (sans compter que les nouvelles lignes 1 et 5 sont déjà en travaux la semaine prochaine).

Bref, on se demande bien pourquoi on devrait utiliser les transports en commun, avec tout ça. La réponse est simple : parce qu’on a pas le choix ! La voiture, ça coute cher, il devient impossible de trouver un parking gratuit (en face de chez moi, on a installé des horodateurs, je plains les riverains qui n’ont pas de garage). Le message est clair : les pauvres ont le droits de faire des efforts pour la planète en utilisant un réseau de transport en commun de moins en moins efficace et des vélos qui ne servent à rien (et qui coutent eux aussi de toute façon de plus en plus chers). Tandis que les riches peuvent payer des parkings très chers et les amendes qui vont avec pour renflouer les caisses des communes (et des entreprises privées qui gères les horodateurs et parkings couverts).

Et là, je n’ai même pas parlé des transports de nuit avec le formidable projet des taxis Collecto (ou on paye 24 euros à trois une course qui coute normalement 15 euros), des travaux incessants avec interruption de ligne, de Cambio au prix réellement prohibitif (70 euros si je l’utilise une fois pour une sortie, 60 euros pour une journée. A ce prix là, je préfère louer la voiture à un loueur « classique »).

Vive la politique de transport bruxelloise.

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